Le laboratoire art et époque est piloté par La Compagnie Théâtre Inutile et Miguel Benasayag.

Réunion entre-deux – 3 novembre 2014

Cette réunion entre-deux marque la première de la saison 2014 – 2015. A cette occasion nous étions 15 prêts à nous engager dans la recherche du Laboratoire art et époque. Trois points ont été abordés : l’organisation de la saison, le Cheval bleu et les attentes sur les prochains séminaires.

Organisation de la saison 

Le Laboratoire art et époque se veut en itinérance sur Amiens Métropole. En effet, nos différents moments de recherche, des séminaires aux réunions entre-deux jusqu’aux conférences et restitution publique des laboratoires artistiques, ont vocation à interroger et toucher le territoire amiénois à travers différents lieux culturels : Le Safran, la Maison du Théâtre, mais également la Maison de la Culture.

Cette volonté est propre à la recherche d’interroger la place du vivant dans le spectacle vivant en appréhendant l’époque technologique dans laquelle nous vivons sur l’ensemble du territoire. Ce premier trimestre est caractérisé par la compréhension de l’organicité et nous invite à comprendre  la complexité et la dispersion de notre monde, nous défie à chercher des formes de résistances et de protection du vivant pour comprendre et agir pour et par la vie. Quelles sont ces formes ?

Chercher le vivant dans un contexte technologique qui caractérise notre époque, entraine la Compagnie Théâtre Inutile et le Collège Arthur Rimbaud à expérimenter avec des élèves à chercher ensemble, à questionner la norme, et appréhender l’impact des nouvelles technologies dans le quotidien.

Du 1er au 5 décembre 2014, le Cheval bleu, projet d’expérimentation, s’installe au collège afin d’alimenter la recherche du Laboratoire art et époque et de partager avec tous ceux qui sont prêts à réfléchir à notre époque à travers l’expérimentation de nouvelles formes artistiques.

 Le Cheval bleu 

Du 1er au 5 décembre, la Compagnie Théâtre Inutile avec les élèves et les professeurs du Collège Arthur Rimbaud vont expérimenter et questionner la norme à travers les outils de la compagnie : expérimentation sonore, manipulation du corps, réflexion sur nos pratiques quotidiennes à travers l’utilisation de la technologie.  Mais également, travailler avec les outils des professeurs, ces dernières forces de proposition dans d’autres outils à travers une approche historique ou encore physique.

La volonté pour Gaëlle, professeur au Collège Arthur Rimbaud et engagée dans le public-chercheur est de «  créer les conditions de l’investissement des élèves, pour qu’ils soient partie prenante ».

Marc soulève une interrogation quand à la place du Laboratoire art et époque au sein de la structure «  A mon sens, la problématique du laboratoire est plus qu’innovante, on commence seulement à soulever le voile, tout le monde n’est pas apte à appréhender ces choses-là, car cela va venir bouleverser la réalité ».

Gaëlle précise que les professeurs s’engageant dans la recherche sont demandeurs de travailler autour de ces problématiques «  l’enjeu n’est pas de plaquer les réflexions de Miguel Benasayag. Les professeurs qui s’engagent se sont informés en faisant des recherches sur le laboratoire au préalable». Gaëlle, professeure au Collège Arthur Rimbaud.

La présence de la Compagnie Théâtre Inutile et Miguel Benasayag, cherchent à interroger la norme de notre époque par la perception des élèves.  Cette démarche d’expérimentation est rare dans un tel établissement. Cette expérimentation interdisciplinaire et transdisciplinaire va permettre aux élèves de s’interroger sur leur quotidien, les nouvelles technologies et de participer à la démarche de recherche du Laboratoire art et époque.

«  C’est avant-gardiste d’un point de vue pédagogique et artistique » Pedro.

Proposition de la Compagnie Théâtre Inutile dans le cadre de cette semaine d’expérimentation :

–       Le corps encore : atelier pour appréhender l’anatomie du corps en lien avec la manipulation de marionnette.

–       Le corps sonore : atelier d’expérimentation sonore.

–       Le corps en voix : atelier d’expérimentation avec un Chatbot.

–       Le corps ensemble : travail autour des vêtements et des silhouettes du passé. Quel regard portons-nous sur nos propres vêtements, quel écho pour notre époque ?

Ces ateliers en liens avec les professeurs vont permettre aux élèves de questionner leurs savoirs, leurs représentations et de réfléchir ensemble à notre époque «  la nouvelle perspective du vêtement permet d’appréhender une nouvelle norme de notre culture » Germain.

La compagnie en lien avec Miguel Benasayag et les professeurs ne vont pas expliquer la démarche à suivre du travail pour cette semaine. Les élèves sont moteur de l’expérimentation «  Il ne faut pas forcément dire aux élèves ce que l’on va faire » Gaëlle professeur au Collège Arthur Rimbaud.

Public- chercheur :

Le Laboratoire art et époque se veut être une recherche partagée dans laquelle toutes les personnes impliquées dans la recherche peuvent faire part de leurs analyses, de leurs recherches personnelles. Créer dans le laboratoire une dynamique de partage du savoir sur les questions de notre époque, mais aussi interroger l’impact de nos réflexions dans nos vies quotidiennes.

Dans notre quotidien, que représente la place du vivant ?

Au sein du Cheval bleu, nous souhaitons structurer une recherche autour de l’observation. Durant cette semaine, quelques personnes pourront observer les différents ateliers afin de faire part de leurs réflexions sur ce qui vient d’être vécu. Mais également être force de proposition dans la recherche pour les prochains rendez-vous du Laboratoire art et époque.

N’est-ce pas un acte fondamental dans une recherche qu’est la nôtre, et qui à vocation à être partagée,  d’interroger les pratiques et les éléments qui permettent l’expérimentation autour de la place du vivant dans notre époque ?

Proposition de recherche par Jeannine :

«  L’Algèbre de Boole est une éducation merveilleuse pour les jeunes, cela commence par la théorie des ensembles, que nous connaissons fort mal chez nous. Étudié au Maroc, cela permet d’expliquer le départ relativement concret de toutes les mathématiques classiques. Cela permet de donner une certaine logique qui structure les jeunes dans leurs réflexions, qu’ils n’ont pas forcément, c’est-à-dire donner un sens bien défini à des mots, à des paroles et en plus, par ce sens qui démarre du concret, permet d’avoir tous au moins un langage précis qui peut être le même pour chacun. Et à partir de là, respecter un peu plus les autres langages et ne pas utiliser des mots qui ne correspondent pas à la réalité ».

L’algèbre de Boole permet la modélisation de raisonnement logique et est à la base de nombreuses circulations électroniques et de nombreuses applications en informatique. Pour le Public-chercheur, nous initier à cette pratique peut nous permettre d’ouvrir notre base de compréhension des mathématiques à travers la recherche du vivant, et est une piste de raisonnement pour comprendre les évolutions technologiques de notre époque.

Nous vous donnons rendez-vous :

–       Lundi 17 novembre de 16h à 19h au Safran pour notre prochain séminaire.

Le prochain séminaire se structure autour de l’intervention de Françoise Quillet, Directrice du Centre international de Réflexion et de Recherche sur les Arts du Spectacle qui vient présenter son travail sur

«  Antonin Artaud, Théâtre d’Asie : quel corps de l’acteur pour représenter le monde ? ».